Holy Days

 

Parce que les photos de vacances étaient, sont et resteront les incontournables pour figer les souvenirs de ces moments tellement volatiles, j'ai voulu aller dans le sens de la légèreté pour laisser une trace de ces instants.

Je suis donc allé dans ce sens en choisissant de m'affranchir de mon boîtier numérique habituel pour ne photographier qu'avec mon smartphone. Et cela m'a libéré de beaucoup de contraintes. Du poids d'un boîtier et de son encombrement notamment, cela m'a aussi permis de laisser voguer mon regard un peu plus sur l'instant et un peu moins sur la composition et sur le sens.

Un peu comme un journal intime avec cette gratuité qui plaît tant à Stan Amand quand il dit : "J'ai le regret de ne plus faire des images sans réfléchir et essaie en réfléchissant de retrouver cette gratuité".

La liberté de l'approche du sujet et de l’espace en plus.

Minérales, poétiques, à la fois figées et pleines de vie, insouciantes comme le sont les vacances, remplies de découvertes, ces images racontent déjà des choses qui font désormais partie de nos souvenirs. Et évoquent, réveillent ou inspirent des pensées délicates et agréables.

Elles sont dans les yeux de mes enfants ici photographiés dans toute l’insouciance et le détachement qui leur est propre. Rires, spleen, tristesse et joie, rencontres et disputes, c'est la grande poésie de la liberté des vacances estivales.